lundi 4 juillet 2022 - 4h56

Dernière actu

Trêve prolongée: « Logique » pour le président du CP

Les championnats des équipes premières, réserves et jeunes sont suspendus jusqu’au 17 janvier inclus. Jouer sans public, l’ACFF est contre.

C’était dans l’air depuis quelques jours et le verdict est tombé ce mardi: l’ACFF a décidé de suspendre ses compétitions jusqu’au 17 janvier inclus (voir en page 21 de notre cahier national). Ce report des matchs sera même prolongé jusqu’au 28 janvier si les mesures prises par le gouvernement ne sont pas allégées d’ici là. En d’autres mots, si les spectateurs ne sont pas autorisés à assister aux matchs. La trêve hivernale est donc prolongée de minimum deux semaines. Du côté du CP Namur, cette décision est jugée logique par son président, Michel Cabaraux. « C’est une sage décision, lance-t-il. Le contour du terrain de foot mesure au total 400 mètres. En obligeant les supporters à mettre le masque et garder leurs distances, il y avait moyen de respecter les conditions sanitaires. Mais dans la mesure où on empêche les clubs de recevoir du public, il était compliqué de reprendre le championnat le 8 janvier, comme c’était prévu initialement. C’est une partie de leurs rentrées financières qui part en fumée. Je préfère être à la porte, plutôt qu’être entassé les uns sur les autres dans une buvette de 10 mètres carrés (NDLR: les buvettes peuvent rester ouvertes, à condition de respecter les règles de l’horeca). »

Le président du CP est, par contre, plus remonté contre les décisions politiques. « On peut aller au marché de Noël, qui est à l’extérieur, mais pas assister à un match de foot, ajoute-t-il. Par contre, on peut s’entasser dans une buvette… C’est complètement aberrant. Depuis le dernier Codeco, plusieurs clubs sont revenus vers nous en demandant ce qu’ils allaient faire sans public… Nous avons relayé auprès de l’ACFF ».

«Pas péril en la demeure au niveau du calendrier»

Prolonger la trêve de deux semaines est une chose. Mais quelles sont les conséquences sur les calendriers? « Il n’y a pas péril en la demeure, rassure Michel Cabaraux. Au niveau du calendrier, cela ne change pas grand-chose. Et même si on prolonge la trêve de deux semaines supplémentaires, en recommençant le 1er février, ce ne sera pas très grave non plus. Cela permettra peut-être d’éviter des remises générales à cause des conditions climatiques, car les terrains sont déjà bien imbibés d’eau. Notre manager, Serge Rochart, a bien travaillé sur plusieurs scénarios en cas de suspension des compétitions. Nous avons prévu dans le calendrier des journées de rattrapage. Et si ces dernières sont remplies, on pourrait jouer au-delà du 1er mai. En fin de compte, on a jusqu’au 30 juin pour terminer le championnat. »

Du côté des clubs, on n’est guère étonné non plus de voir la trêve se prolonger. Tout est question de durée de la mesure…

À Aische, point de surprise dans le chef du président Francis Duchêne. « C’est une décision logique à laquelle tout le monde s’attendait. Jouer sans spectateur signifierait la mort des clubs, prévient le président des Hesbignons. Si la mesure ne se prolonge pas, cela représente chez nos équipes premières 3 matches à reporter pour notre D3 et 4 pour notre P2. En jeunes, il faut que nous prenions connaissance des calendriers avec les nouvelles séries pour être fixé sur les reports que cela implique. »

Et si la décision est bien reçue, elle l’est d’autant plus que les terrains pourront souffler à leur tour. « Ce n’était pas l’idéal de jouer dans ces conditions climatiques, enchaîne Francis Duchêne. Les terrains en herbe en ont pris un coup ces dernières semaines. Le nôtre n’a par exemple pas encore récupéré de notre dernier match contre Tamines. Cette interruption n’est donc peut-être pas une mauvaise chose de ce point de vue aussi. En revanche, il ne faudrait pas qu’on nous dise qu’on est reparti comme cela jusqu’à la mi-mars car il y aurait alors un risque de voir les championnats à nouveau arrêtés. Rejouer ces 3 ou 4 rencontres ne devrait pas trop poser de problème. Il reste encore des dates pour les recaser. S’il faut jouer deux fois à Pâques, on le fera. On l’a déjà fait. Il faut juste espérer que ces rencontres pourront effectivement être remises à plus tard.  »

En attendant, les joueurs pourront toujours fouler les terrains aux entraînements. Voire en amicaux. « Mais on essaiera alors de les disputer sur synthétique pour préserver nos pelouses. »

TH. M. et T.B. – L’Avenir – 29/12/2021

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20211228_01649963/treve-prolongee-logique-pour-le-president-du-cp

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